17 juin 2011

Barman


La première fois que je t'ai vu
entre la blanche et la noire
à pomper la broue en fût
entre nous et le comptoir
J'voulais qu'tu m'prennes


J'voulais qu'tu m'prennes
pas pour une autre


Que tu m'accueilles
comme une cocotte
accotée à ton beam de béton
Pas comme une pitoune
avec de l'huile à babine
et à moteur dans l'front


J'voudrais qu'tu m'prennes
pas pour une autre fois
occupée sur une track
à me tenir devant toi
humide et maladroite


Hey Barman
occupe-toi un peu plusse
de ta clientèle
T'as du jus de pétasse
plein les bretelles


Hey Barman
T'as l'air d'un beau pattern
J'vas t'prendre
un autre Jameson


Assise en orbite
le coeur en croûte
à tirer de la broue
entre nous et le comptoir


J'voulais qu'tu m'prennes
pas pour une autre






Mafffei
L'épivardé


Même si tu es bien
Même si tu es bien loin
à ne pas soutenir
la poutre de nos empires
à ne pas sentir la force
de me lire

Ton coeur ne sait plus 
de quel pied danser

Prends le temps
de t'offrir les fleurs
qui te reviennent

Prends le temps
de t'offrir les fleurs
qu'elles te retiennent

T'es parti t'épivarder
t'éparpiller vivant
T'es parti t'épivarder
dans un canot volant

Prends le temps
Prends le temps


Prends le ciel 
au bout des rames
de toutes celles
qui te réclament


T'es parti t'épivarder
t'éparpiller vivant
T'es parti t'épivarder
dans un canot volant

Ton coeur ne sait plus
comment prendre son pied





Mafffei

11 juin 2011

Résine

Mafffei © Tous droits réservés



Puisque la pluie invite l’abondance
que la vie des fois prend un sens
Je veux trimbaler mon tambour de mots
Et rêver dans le verre de ton hublot


Comme le vent qui tourne avec les feuilles
Comme les branches mortes que je cueille
Tu peux dessiner dans ma vitrine
Et toucher le bout de mes racines


Comme la résine des souches dans la forêt
Comme les épines de pruches dans le marais
Tu peux mettre ta bûche dans mon foyer
Tu peux mettre ta bouche dans mon café











Mafffei