Debout
Comment faire
pour rester debout
les g'noux me lâchent
j'ai l'air de m'en foutre
Que c'est drôle
que c'est drôle
perdre la face
Pognée dans l'ciment
de mes menteries
profondément démunie
désaccordée devant
un miroir
J'veux pu jouer le rôle
qui me détonne
les heures défoncent
les idées molles
j'abandonne
j'abandonne
.
28 nov. 2011
15 août 2011
Les amants muets
Mafffei © tous droits réservés
Aucun fétiche aucun fantasme
Que des silences à l’horaire
Une méridienne efficace
Divine pause en pleine mer
Les amants muets s’émeuvent
Remués des eaux cohésives
Naviguent sans épreuves
Sans tourments ni plaies vives
Aucun fétiche aucun fantasmes
Que les estompes de l’accueil
Aucune crise aucun marasme
Dans les écluses de l’orgueil
Amants vivants à demi veille
Amants muets et immobiles
Dans le rythme du sommeil
Se bercent au vent des îles
Aucune excuse aucune entrave
Aucune pluie d’aucune plaine
Amants embués dans la cale
Amants libérés de leurs chaînes
Aucune esquisse à l’étrave
Aucun fracas sur les écueils
Aucun fœtus aucune épave
Que l' embryon d’un recueil
.
Mafffei © tous droits réservés
Aucun fétiche aucun fantasme
Que des silences à l’horaire
Une méridienne efficace
Divine pause en pleine mer
Les amants muets s’émeuvent
Remués des eaux cohésives
Naviguent sans épreuves
Sans tourments ni plaies vives
Aucun fétiche aucun fantasmes
Que les estompes de l’accueil
Aucune crise aucun marasme
Dans les écluses de l’orgueil
Amants vivants à demi veille
Amants muets et immobiles
Dans le rythme du sommeil
Se bercent au vent des îles
Aucune excuse aucune entrave
Aucune pluie d’aucune plaine
Amants embués dans la cale
Amants libérés de leurs chaînes
Aucune esquisse à l’étrave
Aucun fracas sur les écueils
Aucun fœtus aucune épave
Que l' embryon d’un recueil
.
4 août 2011
Jack L'autochtone
Mafffei © Tous droits réservés
Relevée d'une débarque
je rampe dans un ch'nail de neige grise
Perdue dans mon village
Perdue mes raquettes
Les machines lourdes ont gobées mes traces
C'est que j'avais suivi
entre le cimetière et le lac
l'ombre
Avais-je inversé mes lentilles
trompée de saison
Avais-je préféré l'inertie
ou l'illusion
La réalité se plante
devant moi
résiste à déguerpir
à prendre son trou
mais je ne peux l'a fuir
elle me suit partout
Et sous le pont
remettre ma jupe
remettre ma jupe
par-dessus mon pantalon
Je tourne en rond
sous le pont couvert
Si je plongeais
pour dériver jusqu'à la mer
sentir à mes pieds
l'encre et la lumière
Mais la réalité
me dit d'endurcir
ma couenne
De ma vie des vagues
touchent alors mes pieds
jusqu'à mes racines
Je perds le nord
Je perds le nord
(JAM)
À mon réveil
je distingue
à l'ombre d'une bouteille
Ce que j'avais vu
juste après le shack
entre le cimetière
et le lac
Il m'offre une gorgée
pour me ramener
Encore étourdie
je distingue
à ses pieds
mes raquettes
Il s'appelle Jack
C'est lui...
Jack Daniel's
C'est un pirate
Il faut qu'on ampute
mes illusions
je retire ma jupe
et mon pantalon
.
Mafffei © Tous droits réservés
Relevée d'une débarque
je rampe dans un ch'nail de neige grise
Perdue dans mon village
Perdue mes raquettes
Les machines lourdes ont gobées mes traces
C'est que j'avais suivi
entre le cimetière et le lac
l'ombre
Avais-je inversé mes lentilles
trompée de saison
Avais-je préféré l'inertie
ou l'illusion
La réalité se plante
devant moi
résiste à déguerpir
à prendre son trou
mais je ne peux l'a fuir
elle me suit partout
Et sous le pont
remettre ma jupe
remettre ma jupe
par-dessus mon pantalon
Je tourne en rond
sous le pont couvert
Si je plongeais
pour dériver jusqu'à la mer
sentir à mes pieds
l'encre et la lumière
Mais la réalité
me dit d'endurcir
ma couenne
De ma vie des vagues
touchent alors mes pieds
jusqu'à mes racines
Je perds le nord
Je perds le nord
(JAM)
À mon réveil
je distingue
à l'ombre d'une bouteille
Ce que j'avais vu
juste après le shack
entre le cimetière
et le lac
Il m'offre une gorgée
pour me ramener
Encore étourdie
je distingue
à ses pieds
mes raquettes
Il s'appelle Jack
C'est lui...
Jack Daniel's
C'est un pirate
Il faut qu'on ampute
mes illusions
je retire ma jupe
et mon pantalon
.
17 juin 2011
Barman
La première fois que je t'ai vu
entre la blanche et la noire
à pomper la broue en fût
entre nous et le comptoir
J'voulais qu'tu m'prennes
J'voulais qu'tu m'prennes
pas pour une autre
Que tu m'accueilles
comme une cocotte
accotée à ton beam de béton
Pas comme une pitoune
avec de l'huile à babine
et à moteur dans l'front
J'voudrais qu'tu m'prennes
pas pour une autre fois
occupée sur une track
à me tenir devant toi
humide et maladroite
Hey Barman
occupe-toi un peu plusse
de ta clientèle
T'as du jus de pétasse
plein les bretelles
Hey Barman
T'as l'air d'un beau pattern
J'vas t'prendre
un autre Jameson
Assise en orbite
le coeur en croûte
à tirer de la broue
entre nous et le comptoir
J'voulais qu'tu m'prennes
pas pour une autre
Mafffei
La première fois que je t'ai vu
entre la blanche et la noire
à pomper la broue en fût
entre nous et le comptoir
J'voulais qu'tu m'prennes
J'voulais qu'tu m'prennes
pas pour une autre
Que tu m'accueilles
comme une cocotte
accotée à ton beam de béton
Pas comme une pitoune
avec de l'huile à babine
et à moteur dans l'front
J'voudrais qu'tu m'prennes
pas pour une autre fois
occupée sur une track
à me tenir devant toi
humide et maladroite
Hey Barman
occupe-toi un peu plusse
de ta clientèle
T'as du jus de pétasse
plein les bretelles
Hey Barman
T'as l'air d'un beau pattern
J'vas t'prendre
un autre Jameson
Assise en orbite
le coeur en croûte
à tirer de la broue
entre nous et le comptoir
J'voulais qu'tu m'prennes
pas pour une autre
Mafffei
L'épivardé
Même si tu es bien
Même si tu es bien loin
à ne pas soutenir
la poutre de nos empires
à ne pas sentir la force
de me lire
Ton coeur ne sait plus
de quel pied danser
Prends le temps
de t'offrir les fleurs
qui te reviennent
Prends le temps
de t'offrir les fleurs
qu'elles te retiennent
T'es parti t'épivarder
t'éparpiller vivant
T'es parti t'épivarder
dans un canot volant
Prends le temps
Prends le temps
Prends le ciel
au bout des rames
de toutes celles
qui te réclament
T'es parti t'épivarder
t'éparpiller vivant
T'es parti t'épivarder
dans un canot volant
Ton coeur ne sait plus
comment prendre son pied
Mafffei
Même si tu es bien
Même si tu es bien loin
à ne pas soutenir
la poutre de nos empires
à ne pas sentir la force
de me lire
Ton coeur ne sait plus
de quel pied danser
Prends le temps
de t'offrir les fleurs
qui te reviennent
Prends le temps
de t'offrir les fleurs
qu'elles te retiennent
T'es parti t'épivarder
t'éparpiller vivant
T'es parti t'épivarder
dans un canot volant
Prends le temps
Prends le temps
Prends le ciel
au bout des rames
de toutes celles
qui te réclament
T'es parti t'épivarder
t'éparpiller vivant
T'es parti t'épivarder
dans un canot volant
comment prendre son pied
Mafffei
11 juin 2011
Résine
Mafffei © Tous droits réservés
Puisque la pluie invite l’abondance
que la vie des fois prend un sens
Je veux trimbaler mon tambour de mots
Et rêver dans le verre de ton hublot
Comme le vent qui tourne avec les feuilles
Comme les branches mortes que je cueille
Tu peux dessiner dans ma vitrine
Et toucher le bout de mes racines
Comme la résine des souches dans la forêt
Comme les épines de pruches dans le marais
Tu peux mettre ta bûche dans mon foyer
Tu peux mettre ta bouche dans mon café
Mafffei
Mafffei © Tous droits réservés
Puisque la pluie invite l’abondance
que la vie des fois prend un sens
Je veux trimbaler mon tambour de mots
Et rêver dans le verre de ton hublot
Comme le vent qui tourne avec les feuilles
Comme les branches mortes que je cueille
Tu peux dessiner dans ma vitrine
Et toucher le bout de mes racines
Comme la résine des souches dans la forêt
Comme les épines de pruches dans le marais
Tu peux mettre ta bûche dans mon foyer
Tu peux mettre ta bouche dans mon café
Mafffei
5 mars 2011
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